Chronique d'une mort annoncée
Sujet du moment, sans précaution aucune: les enterrements. J'ai assisté à peu d'enterrements dans ma vie, heureusement pour moi (j'ai quand même triplé mon quota depuis quelques mois). Le dernier, la semaine dernière. Pas quelqu'un de très très proche, le compagnon d'un mec que j'apprécie beaucoup et il se trouve que les deux étaient mes voisins.
Pas d'épanchement de sentiments ici, ni de circonstances à expliquer: il y en a d'autres (un autre surtout) bien plus malheureux que moi. Enfin, ça m'a donné envie de parler de ces cérémonies, ce soir.
Ces cérémonies qui ne servent finalement qu'à rappeller aux vivants que eux le sont (vivants). J'ai déjà vu beaucoup de choses aux enterrements: de la mise en scène frolant le pathos, des discours innappropriés, d'autres plus appropriés. Je me souviens qu'il y a pas si longtemps une cérémonie m'avait paru "trahir" le mort.
Quand même, sous pretexte que l'on sera sous le point de me passer au four (sous terre, je vois pas à quoi ça sert), je n'ai pas envie que l'on fasse n'importe quoi à mon enterrement. Et bien que j'ai l'intention de vous pourrir la vie encore quelques années, un accident est vite arrivé...
On n'est pas à l'abri de l'absurde, surtout à partir du moment où l'on naît.
Alors voilà, si j'étais un "idéal", j'aimerai bien qu'on lise "un homme est mort" d'Eluard mais je doute franchement d'en être à la hauteur. J'aurai même tendance à penser que plus la vie se rallongera pour moi, moins j'en serai à la hauteur. Ca ne sera pas non plus le le "requiem pour un con" de Gainsbourg même si j'avoue y avoir songé: y en aura toujours quelques uns que je connais bien pour se dire "elle mérite encore des baffes celle-là".
Un autre de texte de Gainsbourg pourrait finalement convenir, "comment te dire adieu". L'absurde, toujours et parce que "j'ai toujours aimé m'amuser sérieusement".
J'espère en tout cas que personne n'aura l'indécence de lire l'extrait d'un texte religieux sinon je promets de l'attendre aux portes de l'enfer avec ma fourche. Que mes camarades chantent l'"Internationale", que E. fasse une bonne blague, que les deux S. prennent une bonne cuite (ENFIN une cuite pour l'une des deux, serais-je tenter de dire!!!), que LM fasse l'apologie d'une de ses nombreuses colères justifiées (ou alors qu'il vous fasse le "butterfly"....).
Voilà, je vous ai laissé mes consignes. L'avantage d'être en vie, c'est que je peux encore y réfléchir et vous tenir au courant donc, maintenant que vous savez tout ça, laissez moi vivre en paix.
Pas d'épanchement de sentiments ici, ni de circonstances à expliquer: il y en a d'autres (un autre surtout) bien plus malheureux que moi. Enfin, ça m'a donné envie de parler de ces cérémonies, ce soir.
Ces cérémonies qui ne servent finalement qu'à rappeller aux vivants que eux le sont (vivants). J'ai déjà vu beaucoup de choses aux enterrements: de la mise en scène frolant le pathos, des discours innappropriés, d'autres plus appropriés. Je me souviens qu'il y a pas si longtemps une cérémonie m'avait paru "trahir" le mort.
Quand même, sous pretexte que l'on sera sous le point de me passer au four (sous terre, je vois pas à quoi ça sert), je n'ai pas envie que l'on fasse n'importe quoi à mon enterrement. Et bien que j'ai l'intention de vous pourrir la vie encore quelques années, un accident est vite arrivé...
On n'est pas à l'abri de l'absurde, surtout à partir du moment où l'on naît.
Alors voilà, si j'étais un "idéal", j'aimerai bien qu'on lise "un homme est mort" d'Eluard mais je doute franchement d'en être à la hauteur. J'aurai même tendance à penser que plus la vie se rallongera pour moi, moins j'en serai à la hauteur. Ca ne sera pas non plus le le "requiem pour un con" de Gainsbourg même si j'avoue y avoir songé: y en aura toujours quelques uns que je connais bien pour se dire "elle mérite encore des baffes celle-là".
Un autre de texte de Gainsbourg pourrait finalement convenir, "comment te dire adieu". L'absurde, toujours et parce que "j'ai toujours aimé m'amuser sérieusement".
J'espère en tout cas que personne n'aura l'indécence de lire l'extrait d'un texte religieux sinon je promets de l'attendre aux portes de l'enfer avec ma fourche. Que mes camarades chantent l'"Internationale", que E. fasse une bonne blague, que les deux S. prennent une bonne cuite (ENFIN une cuite pour l'une des deux, serais-je tenter de dire!!!), que LM fasse l'apologie d'une de ses nombreuses colères justifiées (ou alors qu'il vous fasse le "butterfly"....).
Voilà, je vous ai laissé mes consignes. L'avantage d'être en vie, c'est que je peux encore y réfléchir et vous tenir au courant donc, maintenant que vous savez tout ça, laissez moi vivre en paix.
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